Collège de sociocritique de Montréal

Conférence d'Anthony Glinoer


Université du Québec à Montréal
4 février 2004
14 h 30 - 16h
Local J-4255


«L'institution cénaculaire. Sociabilité et capital symbolique dans le romantisme français»

Depuis qu’en 1829 Sainte-Beuve l’a introduite, non sans audace, dans le vocabulaire de la vie littéraire à propos des groupements romantiques, «l’entité cénaculaire» a fait l’unanimité contre elle. Pour rétablir la juste mesure, certains commentateurs l’ont réduite à la forme du salon, d’autres l’ont perçue comme une coterie, d’autres encore comme une secte, comme si, dans le dédale des analogies, cette institution ne pouvait être appréhendée que de proche en proche. Et pourtant, à y regarder de près, tout un réseau de pratiques, un mode d’existence et de cohésion groupale, appartiennent en propre aux cénacles romantiques (et à leurs successeurs) et tendraient à valider leur authenticité institutionnelle. Nous tâcherons, en multipliant les approches (histoire de la littérature, histoire des sociabilités intellectuelles, sociologie du champ littéraire) de lever un coin du voile sur ce qui nous apparaît comme l’une des institutions architectoniques du champ littéraire dans la France postrévolutionnaire.


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