FRA 1003, Histoire de la littérature, 2001-2002

Benoît Melançon, Département d'études françaises, Université de Montréal


Séance du 18 septembre 2001


Le Moyen Âge

Plan

Introduction

1. Découpage chronologique
 

a. Les limites chronologiques du Moyen Âge historique
b. Les limites chronologiques du Moyen Âge littéraire


2. Les français médiévaux
 

a. L'absence d'unité linguistique en Europe
b. La pluralité linguistique médiévale en Europe
c. La situation française
 
Le plus ancien français (du IXe siècle au XIIe siècle)
L'ancien français «classique» (le XIIe siècle et le XIIIe siècle)
Le moyen français (le XIVe siècle et le XVe siècle)
d. Deux définitions — la géographie des langues en France
Langue d'oïl
Langue d'oc


3. La littérature médiévale
 

a. Les «buts du poète» (Wellek)
b. L'anonymat de la création (Wellek)
c. Le «communisme» des thèmes et formes (Wellek)
d. Le statut marginal de l'histoire (Wellek)
e. L'oralité (*Wellek)
1. Oralité et chanson
2. Oralité et vers
3. Oralité et prose
4. Oralité et écoute
f. Le système des genres (*Wellek)
g. L'absence de cadres nationaux en littérature (*Wellek)


4. Le Moyen Âge est lui-même un objet historique


Le contact des langues au Moyen Âge

Le colinguisme
 

Il s'agit du contact de langues écrites.

Ex. : Balibar, Renée, Histoire de la littérature française, Paris, Presses universitaires de France, coll. «Que sais-je ?», 2601, 1993 (deuxième édition corrigée), 127 p.

Le bilinguisme
 
Il y aurait eu un bilinguisme vertical :
 
le latin et les langues vulgaires.


Il y aurait eu un bilinguisme horizontal :
 

entre les langues vulgaires.


Ex. : Zumthor, Paul, Langue et techniques poétiques à l'époque romane (XIe-XIIIe siècles), Paris, Klincksieck, coll. «Bibliothèque française et romane. Série C, Études littéraires», 4, 1963, 224 p.

Le plurilinguisme
 
Le plurilinguisme serait fait d'une série de bilinguismes.

Cela permettrait de distinguer
 

le bilinguisme littéraire — un auteur écrit en plusieurs langues —,

le bilinguisme poétique — un même texte accueille des langues diverses —

et le bilinguisme référentiaire — les rapports entre les langues dépendent du prestige des langues.


Ex. : Grutman, Rainier, «Le système triplement bilingue de la lyrique occitane (1150-1250)», Revue des langues romanes, 98, 2, 1994, p. 465-475.


Oralité et écoute

Vandendorpe, Christian, Du papyrus à l’hypertexte. Essai sur les mutations du texte et de la lecture, Montréal, Boréal, 1999, 271 p. Ill.

«La situation d’écoute se caractérise par un triple niveau de contraintes : a) l’auditeur n’a pas la possibilité de déterminer le moment de la communication; b) il n’en maîtrise pas le débit, prisonnier qu’il est du rythme du conteur; c) en matière d’accès au contenu, il n’a aucune possibilité de retourner en arrière afin de sélectionner, dans un récit déjà connu, la séquence qui l’intéresse particulièrement : il doit suivre le fil, irrémédiablement linéaire parce qu’inscrit dans le temps, de la récitation qui en est faite» (p. 15).


Qu'est-ce qu'un auteur en histoire de la littérature ?

Plan

Introduction

1. Quelques mots sur les textes choisis et photocopiés

2. Les récits biographiques
 

1. Description des textes
2. Des microrécits récurrents
1. On rappelle son origine.
2. On parle de sa précocité.
3. On rappelle ses exils.
4. On montre l'importance du sentiment chez elle.
5. On l'infériorise.


3. Quelle est la place de l'œuvre dans le récit biographique ?
 

1. Elle est résumée.
2. Elle est rarement citée.
3. Elle est jugée, évaluée.
1. Par la comparaison
2. Par le jugement de valeur


4. Les conceptions de l'histoire de la littérature
 

1. Quel est le cadre chronologique des textes cités ?
2. Le statut de Mme de Staël change
1. C'est une auteure frontière.
2. C'est une auteure du seul XVIIIe siècle.
3. Comment interpréter cette difficulté à classer Mme de Staël ?


Conclusions sur la question de l'auteur et du récit biographique
 

1. Les récits et microrécits de l'histoire de la littérature
2. Ces récits, les œuvres, les palmarès
3. Les avantages des récits biographiques
4. L'absence de neutralité des récits

Foucault et la fonction-auteur

«Je les résumerai [les caractéristiques de la fonction-auteur] ainsi : la fonction-auteur est liée au système juridique et institutionnel qui enserre, détermine, articule l'univers des discours; elle ne s'exerce pas uniformément et de la même façon sur tous les discours, à toutes les époques et dans toutes les formes de civilisation; elle n'est pas définie par l'attribution spontanée d'un discours à son producteur, mais par une série d'opérations spécifiques et complexes; elle ne renvoie pas purement et simplement à un individu réel, elle peut donner lieu simultanément à plusieurs ego, à plusieurs positions-sujets que des classes différentes d'individus peuvent venir occuper» (Michel Foucault, «Qu'est-ce qu'un auteur ?», Bulletin de la Société française de philosophie, 63, 3, juillet-septembre 1969, p. 73-104, repris dans Dits et écrits 1954-1988. I. 1954-1969, édition établie sous la direction de Daniel Defert et François Ewald avec la collaboration de Jacques Lagrange, Paris, Gallimard, coll. «Bibliothèque des sciences humaines», 1994, p. 789-821 et partiellement dans l'Auteur, introduction, choix de textes, commentaires, vade-mecum et bibliographie par Alain Brunn, Paris, GF Flammarion, coll. «GF. Corpus. Lettres», 3058, 2001, p. 75-82, p. 82).


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